La presse gratuite d'information affiche des résultats remarquables en terme d'audience. 20 Minutes et Metro ont bénéficié d'un fort accroissement d'audience et se placent désormais en tête de la presse quotidienne. Il convient c ependant d'apprécier avec prudence cette performance. Aujourd'hui, aucun des trois gratuits, y compris le dernier né, Matin Plus n'a atteint un équilibre financier. On peut estimer que depuis les premiers lancements en 2002, les greatuits d'information ont globalement perdu près de cent de millions d'euros.
A l'étranger, la situation n'est guère meilleure. rares sont les journaux bénéficiaires et le groupe Métro a affiché des comptes semestriels décevants. Une question se pose alors: est ce que la presse gratuite a un avenir?
Il ne faut pas oublier que les opérateurs de gratuits sont confrontés à un dilemme: s'ils veulent bénéficier d'un fort taux d'audience, indispensable pour la publicité, ils doivent étoffer la rédaction, accroitre leur pagination et affiner leur distribution, toutes choses qui sont fort onéreuses. S'ils cherchent à rogner ces dépenses, leur journal perdra une grande partie de son intérêt ainsi que la faveur des annonceurs, sollicités de tous côtés.
Pour les grands groupes de presse, des choix stratégiques s'imposent. Faut-il continuer à s'engager dans la presse gratuite? Ne vaudrait-il pas mieux investir plus à fond sur Internet. Les services sur le Web sont aussi à la recherche d'un équilibre économique mais leur avenir paraît plus assuré grâce au développement rapide du haut débit dans les principaux pays occidentaux. Les choix de Rupert Murdoch sont très significatifs sur ce point. On observera aussi que le groupe norvégien Schibsted a magnifiquement réussi à développer les services sur Internet qui sont devenus très profitables alors qu'il continue à perdre de l'argent sur 20 Minutes France.
Aujourd'hui, les groupes de presse sont à la croisée des chemins.
mardi 11 septembre 2007
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
3 commentaires:
Plutôt que voir chaque média séparément et souvent comme concurrents, je pense que les groupes de presse et les groupes médias se dirigent vers des stratégies bimédia (papier + numérique) où les médias sont au service de l'information et non l'information au service du support. http://presse-gratuite.blogspot.com/2007/09/transition-numrique.html
humm...je me demande si Ouest France était rentable 4 ans après son lancement ? ou disons s'il aurait été rentable avec le même rythme de développement national de sa diffusion. Nous sommes assez impatients avec les gratuits sachant qu'ils ont totalement ouvert un nouveau marché. Prenons l'exemple de 20 Minutes : il a une vraie audience, une personalité éditoriale et saisit l'attention des lecteurs à un moment où la radio,la télévision et Internet ne sont pas accessibles. Arrêter 20 Minutes c'est perdre tout cela sans solution de remplacement. Maintenant, imaginons que dans un future proche, vous puissiez proposer 20 Minutes sur un epaper nouvelle génération (sur le principe de l'encre digitale, avec une actualisation à distance : lire The coloured e-paper on the way? : http://beyondtheprintedword.blogspot.com/search/label/epaper), avec de la couleur et une présentation proche du journal papier. Vous gardez le moment de lecture,les annonceurs, vous n'avez plus les frais de diffusion et d'impression. Alors c'est vrai que Schibsted a modifié sa stratégie...mais la remise en question est plus profonde que la question des gratuits. La question que se pose le board est devons-nous persévérer sur le papier en général ?
Hello I just entered before I have to leave to the airport, it's been very nice to meet you, if you want here is the site I told you about where I type some stuff and make good money (I work from home): here it is
Enregistrer un commentaire